À quel moment faut-il se faire opérer de la cataracte ?

La cataracte correspond à une opacification progressive du cristallin, la lentille naturelle située à l’intérieur de l’œil. Avec le temps, la vision devient généralement plus floue, les contrastes diminuent et la lumière peut devenir plus éblouissante.

Lorsqu’une cataracte est diagnostiquée, une question revient très souvent : à quel moment faut-il se faire opérer de la cataracte ?

Contrairement à une idée encore répandue, il n’est généralement pas nécessaire d’attendre que la cataracte soit « mûre ». La décision d’opérer dépend avant tout de la gêne visuelle ressentie par le patient et de son impact sur la vie quotidienne. La Haute Autorité de Santé ne retient d’ailleurs plus de seuil systématique d’acuité visuelle comme critère unique pour décider d’une intervention.

Il n’existe pas de moment identique pour tous les patients

Deux patients présentant une cataracte comparable lors de l’examen ophtalmologique peuvent ressentir une gêne très différente.

Une personne qui conduit régulièrement, notamment la nuit, peut être rapidement gênée par les halos et l’éblouissement. À l’inverse, un autre patient peut conserver pendant plus longtemps une autonomie satisfaisante malgré une baisse modérée de sa vision.

La question « À quel moment faut-il se faire opérer de la cataracte ? » doit donc être envisagée de manière individuelle.

La chirurgie peut notamment être discutée lorsque la cataracte commence à gêner :

  • la conduite automobile ;
  • la lecture ;
  • le travail sur ordinateur ;
  • la télévision ;
  • les activités professionnelles ;
  • les loisirs ;
  • les déplacements ou certaines activités du quotidien.

La HAS recommande de considérer l’intervention lorsque la fonction visuelle ne répond plus suffisamment aux besoins du patient et que cette gêne ne peut pas être correctement compensée par des lunettes ou une autre aide visuelle.

Quels sont les signes indiquant qu’il est peut-être temps d’envisager l’opération ?

La baisse d’acuité visuelle n’est pas le seul élément à prendre en compte. Une cataracte peut également modifier la qualité de la vision.

Certains symptômes doivent ainsi conduire à en parler avec son ophtalmologiste :

  • une vision de plus en plus floue ou voilée ;
  • une sensibilité accrue à la lumière ;
  • un éblouissement important, notamment au volant ;
  • des halos autour des lumières ;
  • une diminution de la perception des contrastes ;
  • des difficultés croissantes à lire ;
  • une vision nocturne moins performante ;
  • des changements fréquents de correction optique ;
  • une modification de la perception des couleurs.

Il est donc possible d’être gêné par une cataracte alors même que l’acuité visuelle mesurée en consultation reste relativement satisfaisante.

Quand envisager une opération de la cataracte ?

Faut-il attendre que la cataracte soit très avancée ?

Non, il n’est plus nécessaire d’attendre qu’une cataracte soit très avancée pour l’opérer.

Avec les techniques chirurgicales actuelles, l’intervention peut être proposée lorsque la cataracte commence à avoir un impact suffisamment important sur la qualité de vie du patient.

À l’inverse, découvrir une cataracte lors d’un examen ophtalmologique ne signifie pas qu’il faut obligatoirement l’opérer immédiatement.

Si la vision reste satisfaisante et que le patient n’est pas gêné dans ses activités, une surveillance régulière peut être proposée.

Le bon moment se situe donc généralement entre une intervention trop précoce, alors que le patient n’est pas gêné, et une attente prolongée alors que la cataracte affecte déjà fortement son quotidien.

Existe-t-il des situations où il peut être préférable d’opérer plus tôt ?

Oui. L’amélioration de la vision n’est pas la seule raison pouvant conduire à proposer une chirurgie.

La cataracte peut, par exemple, devenir suffisamment importante pour empêcher l’ophtalmologiste d’observer correctement la rétine et le fond de l’œil. Une chirurgie peut alors être proposée afin de faciliter le diagnostic ou le suivi d’une autre pathologie oculaire.

Dans certaines situations plus particulières, une intervention peut également être envisagée pour prévenir certaines complications liées au cristallin, notamment certains types de glaucome.

La décision reste toujours individualisée après un examen ophtalmologique complet.

L’âge détermine-t-il le moment de l’opération ?

Il n’existe pas d’âge précis pour se faire opérer de la cataracte.

Même si la cataracte liée à l’âge devient plus fréquente avec les années, l’indication chirurgicale dépend surtout :

  • de l’importance de la cataracte ;
  • de la qualité de vision ;
  • de la gêne ressentie ;
  • des besoins visuels du patient ;
  • de son activité professionnelle ;
  • de ses habitudes de vie ;
  • de l’état général de l’œil.

Une personne très active peut souhaiter retrouver rapidement une meilleure qualité visuelle tandis qu’une autre, présentant une cataracte similaire, peut être peu gênée.

Comment l’ophtalmologiste décide-t-il du bon moment ?

Avant de proposer une chirurgie, l’ophtalmologiste réalise un bilan permettant d’évaluer la cataracte mais également de rechercher d’autres causes susceptibles d’expliquer une baisse de vision.

L’objectif est notamment de déterminer si la chirurgie de la cataracte peut raisonnablement permettre une amélioration de la fonction visuelle.

Le chirurgien prend également en compte les caractéristiques de l’œil et les attentes du patient. Une discussion peut être menée concernant le type d’implant intraoculaire et les objectifs visuels recherchés après l’intervention.

La chirurgie consiste à retirer le cristallin devenu opaque et à le remplacer par un implant intraoculaire artificiel transparent. À ce jour, la chirurgie constitue le traitement permettant de supprimer la cataracte elle-même.

À quel moment faut-il se faire opérer de la cataracte ? L’essentiel à retenir

Il n’existe donc pas de chiffre ou de stade universel permettant de répondre à la question « À quel moment faut-il se faire opérer de la cataracte ? »

Le moment le plus approprié est généralement celui où la cataracte commence à perturber suffisamment la vision pour avoir un impact sur les activités quotidiennes, l’autonomie ou la qualité de vie, et lorsque l’ophtalmologiste estime qu’une intervention peut apporter un bénéfice visuel.

Il n’est donc pas nécessaire d’attendre que la cataracte soit très avancée. À l’inverse, une cataracte débutante et peu gênante peut simplement faire l’objet d’une surveillance.

Un bilan avec un chirurgien ophtalmologue permet d’évaluer précisément la situation et de déterminer le moment le plus adapté pour envisager l’intervention.

Pour toutes informations supplémentaires ou prendre rendez-vous : 

Centre Ophtalmologique de la Colline, chemin du Penthod à Caluire-et-Cuire.

Institut Lyonnais de Laser Opthalmologique, boulevard des Belges à Lyon 6ème.

Pour une première consultation, il suffit de se rendre sur le Doctolib du Dr Soldermann ou d’appeler au 04 81 07 99 47.